jeudi 17 mai 2018

Atlas, PPP et relevés


On entend souvent parler du PPP, avec diverses acceptations derrière ce terme, De quoi parle t'on ?

Le positionnement ponctuel précis (PPP, Precise Point Positioning ) permet à un seul utilisateur de récepteur GNSS de déterminer la position à un niveau d'erreur décimétrique / centimétrique en mode cinématique / statique en utilisant des orbites et des horloges satellites précises.

Le PPP utilise:
  • Des informations précises sur l'orbite et l'horloge 
  • Des informations de suivi par satellite de l'utilisateur 
  • Une modélisation d'erreur supplémentaire 
  • Des  estimations de position allant du décimètre au niveau centimétrique
 Le PPP utilise des corrections de la  représentation de l'état de l'espace (state space representation, SSR) comme les orbites satellites précises, des horloge, des biais de signaux, commerciaux / ou publics (par exemple, l'IGS), délivrés à l'utilisateur par satellite et/ou par internet.






Comment utiliser le PPP et quels avantages (et désavantages)?

Le PPP ne traite pas les informations comme un rover  traditionnel (correction notamment des activités ionosphériques) , mais  utilise/ corrige  les erreurs d’orbites, et les informations d'horloge précises), il n'est donc pas lié à un réseau local pour ses mesures. On peut par exemple réaliser un relevé en France et post traiter en Australie, au Canada et autre.
Le PPP est donc très intéressant pour des solutions ou le déploiement est mondial.
Son principal inconvénient est une latence importante au démarrage à froid (au départ d'une mission).

En Post traitement, il convient de réaliser un fichier rinex qui sera ensuite envoyer par mail à un service (souvent gratuit de traitement des données), le centre renverra en ITRF les données traitées avec souvent les écarts type, erreurs possible, etc...
Notons que ces informations sont en ITRF (comme toutes les données en PPP), c'est à dire sur un datum mondial qu'il faudra transformer en solution locale (en France, nous sommes basés sur l'ETRS 89), le biais entre les deux solutions est de 1 mètre environ orienté Nord Est (nous sommes sur des plaques tectoniques)

Il convient donc de transformer les données dans le système local.
Le plus simple pour obtenir une solution (avec un bi ou triple fréquence) est d’enregistrer pendant une bonne période ses données pour avoir un résultat centimétrique ou sub centimétrique.
On peut citer quelques organismes qui post traitent ces données comme le CSRS.PP au Canada, MagicGNSS, etc.

Pour obtenir une position au centimètre, une durée d'observation de plusieurs heures (selon les récepteurs choisis)

Travailler temps réel:
De nombreuses solutions sont disponibles depuis quelques années comme Atlas, RTX etc...
Ces solutions nécessitent des récepteurs qui ont une capacité L-Band pour recevoir cette correction. Les convergences pour obtenir une précision centimétrique sont variables. Pour nos récepteurs, pour une solution à 50 cm, la convergence est instantannée, pour une solution décimétrique (H30), il faut 3 minutes, pour une solution centimétrique (4-5 cm ou moins), il faut 10-15 minutes.


Ces solutions ont l'avantage d'être mondiales.

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